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Enzymologie & Biochimie Métabolique



Cours de Enzymologie & Biochimie Métabolique 






Introduction

La chimie des urines puis du sang et des humeurs a été pendant longtemps la seule discipline de la « biologie médicale ». L'hématologie, la microbiologie, l'immunologie se sont ensuite fortement développées et se regroupent souvent maintenant au côté de la biochimie, dans le cadre moderne de la biologie moléculaire. 

La biochimie clinique associe la chimie physiologique, la chimie séméiologique et la biologie moléculaire. Nous décrirons seulement les deux premières dans cet ouvrage en les associant d'ailleurs dans chaque chapitre pour illustrer au mieux, après des rappels fondamentaux de physiologie, de physicochimie ou de biochimie métabolique, les méthodes d'exploration utilisées au « laboratoire d'analyses médicales » et les variations observées chez l'individu malade.

Techniques de localisation microscopique
II s'agit de techniques très particulières (immunoenzymologie cellulaire, immunofluorescence à l'examen microscopique, analyse et comptage de particules fluorescentes par cytofluorimétrie de flux) rentrant dans le cadre des études microscopiques en anatomie pathologique ou parasitologie par exemple. Ces techniques ne seront pas abordées ici

Problèmes rencontrés en enzymologie clinique
L'idéal serait de rencontrer pour chaque organe, une enzyme spécifique produite uniquement par cet organe. Ainsi l'omithine carbamyl transférase (OCT) a une origine hépatique stricte et elle est donc un marqueur très spécifique de l'atteinte de l'hépatocyte. Ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Toutefois l'étude de la répartition des isoenzymes dans différents organes permet de retrouver une meilleure spécificité d'organe. 

Ainsi, la L-lactate déshydrogénase qui peut provenir du foie, du cœur, des reins, des globules rouges, a une isoenzyme spécifique du cœur, LDH 1 ou aHBDH. Son dosage présente donc un grand intérêt. De même, la créatine kinase (CK), enzyme musculaire, possède une isoenzyme, la CK^g d'origine myocardique.

Hémosidérine
Forme stable de réserve martiale elle ne libère son fer que très lentement. C'est un complexe fer-protéine qui dériverait d'une digestion lysosomiale des agrégats de ferritine. Elle se trouve, comme la ferritine, dans les macrophages du SRH et dans les hépatocytes où on peut la mettre en évidence par la coloration de Péris au bleu de Prusse.